vendredi 25 septembre 2009

Jeux vidéo toujours interdits de location, l'occasion fait le larron


Alors que la location de jeux vidéo reste interdite en France, le marché parallèle de l'occasion se développe toujours plus avec l'arrivée de la Fnac. Une solution satisfaisante ni pour les consommateurs ni pour les éditeurs. Et pourtant, quand on demande au porte-parole des éditeurs de jeu vidéo pourquoi cela n'est pas possible, il affirme : "Ce ne serait pas significatif, nous avons décidé en France de ne pas le faire".



Aujourd'hui 25 septembre, la Fnac se lance officiellement dans le marché du jeu vidéo d'occasion. En place depuis quelques mois à titre expérimental notamment à la Fnac St Lazare, la formule "Okaz Gaming" fonctionne désormais dans tous les magasins de l'enseigne. Il suffit de se présenter au rayon jeux vidéo avec ses jeux pour se voir proposer un prix qui sera valable uniquement en avoir, mais pour n'importe quel type de produit vendu à la Fnac. L'enseigne propose à ses clients intéressés une carte individuelle "Fnac Gaming" qui évite de décliner son identité à chaque transaction et qui offre quelques avantages à son lancement. Il n'est pas indispensable d'être adhérent pour l'obtenir. Tout en reconnaissant que le marché de l'occasion est en plein essor sans en donner les raisons (tarifs prohibés, crise économique ?), le directeur de la Fnac Fabien Sfez révèle ainsi qu'un "joueur" achèterait "environ 8 jeux par an dont 5 d'occasion". La Fnac rejoint ainsi les enseignes spécialisées du jeu vidéo comme Game ou Micromania habituées de longue date à la reprise de jeux vidéo.

La mise en place à grande échelle de ce marché du jeu vidéo d'occasion a de quoi surprendre, non pas du côté des consommateurs, dont l'avantage, si l'on veut faire abstraction des tarifs ridicules de reprise par rapport au prix d'achat, se comprend aisément, mais du côté des éditeurs qui ne touchent pas un centime, à ce que l'on sache, sur ces transactions. Ce florissant et chaque jour plus officiel marché du jeu d'occasion en France reste un pis aller pour les gamers de grande consommation. Encore une fois, les tarifs de reprises face au prix de vente élevé, la baisse rapide du prix initial neuf de certains jeux quelques mois seulement après leur sortie, bref la cotation en temps réel de ce marché que gère à l'instinct, ou à la tête du client, les petits magasins spécialisés, et par un système informatique centralisé les grandes enseignes comme désormais la Fnac, relève plus de l'exploitation que d'un service. Une solution alternative à ce marché presque noir existe pourtant : la location de jeux vidéo. Plus digne, plus rentable pour les éditeurs, plus raisonnable pour les gamers ou les familles de joueurs moins avertis, la location de jeux vidéo fonctionne officiellement depuis des années aux états-Unis et même, pas très loin, en Grande-Bretagne. En France, la location de jeux vidéo ne se pratique pas parce qu'elle serait "interdite". Comprendre, sans doute, que contrairement aux éditeurs de vidéo et de musique, les éditeurs de jeux vidéo s'entendent pour ne pas autoriser la location de leurs produits.

Le porte-parole bien connu du SELL français (Syndicat des éditeurs de Logiciels de Loisirs) Jean-Claude Larue a fait une petite sortie médiatique à la veille du Festival du jeu Vidéo de Paris que le SELL, et donc les éditeurs, parrainent pour la première fois. Lors d'un long entretien paru ici, nous lui avions posé une ou deux questions supplémentaires, dont une concernant cette impossibilité de louer des jeux vidéo en France. Voici sa - évidemment peu satisfaisante - réponse…

O : Historiquement, le marché de l'occasion empiète sur les ventes de jeux neufs. Les éditeurs s'en plaignent régulièrement. Une solution serait d'autoriser la location de jeux vidéo sur le modèle des USA par exemple. Pourquoi n'est-ce toujours pas possible en France ?

Jean-Claude Larue, délégué général du SELL : Parce qu'on ne veut pas. Il existe un marché du neuf et un important marché de l'occasion en France. Il est donc possible d'acheter un jeu à sa sortie, puis quelques semaines plus tard d'occasion, puis quand il vient ensuite dans des offres à tarifs réduits. La location représente des chiffres relativement modestes et qui sont souvent facteur de piraterie. On estime que ce ne serait pas significatif. Donc, nous avons décidé, en France, de ne pas le faire.

Entretien complet...

10 commentaires:

Spidernight a dit…

Je trouve cette réponse totalement stupide. Qu'en est-il de la location de dvd? On ne l'interdit pas et pourtant certains n'hésitent pas à copier les dvd empruntés.

Nico. a dit…

Oui, la location serait pour éditeur et developeurs un moindre mal potentiel comparer a l'occasion... mais demande un accord et des vérifications ect, ect... Le marcher étant ce qu'il est, un accord sur le marcher de l'occasion serait plus simple (taxe ou % de revente par un magasin spécialiser reverser a l'auteur).

maintenant, avec le monstre Gamestop sur le marcher français, bonne chance pour faire signer ca aux intéresser de toute façon !!

Nicolas Wartelle-Mathieu a dit…

Moi je persiste à dire qu'une taxe sur les jeux d'occasion serait une bouffée d'air frais pour pas mal de monde.
Exemple :
Vous achetez un jeu A, neuf, donc à 70€.
Vous le ramenez une semaine après, l'ayant finis, et MicromaFnacGame vous le reprend 20€.
Ils le remettent en rayon, et le vendent 50€ (ça n'est qu'un exemple) donc là ils vont se faire 30€ sortit de nul part, ils leur a simplement suffit de prendre un jeu de vos mains, de le mettre sur un rayonnage et d'attendre que quelqu'un vienne le racheter.

Ben si l'État venait prendre une dizaine d'€uros là dessus, pour les filer direct à l'éditeur du jeu en question, ils toucheraient quand même 20€ sortit de nul part, et l'éditeur repartirait avec 10€ de plus sur la vente du jeu.

JE SUIS CONSCIENT que c'est super facile à dire là comme ça, d'autres facteurs entre en jeu, et ça serait un certain bordel de reverser l'argent d'un jeu précis à un éditeur précis (surtout qu'un éditeur peut faire faillite, mais pas le développeur du jeu, ou des cas vraiment tordus dans ce genre).
Mais il n'empêche que ça fait un moment que je me dis qu'une telle base "légale" serait déjà suffisante à ce que les éditeurs et les constructeurs se calment un peu dans leur croisade anti-occasion, et franchement vu les bénéfices que se font les enseignes de revente (Micromania a récemment ouvert son 350ème magasin) cela serait loin d'être horrible pour eux financièrement.

Import Japon a dit…

La location est la meilleur solution,sur l'occasion le seul et unique bénéficiaire est le magasin d'occasion qui il faut le rappeler ne doit son salut qu'a ce second marché car avec des marges déjà mise à mal par la GD et des consoles vendu prix coutant voir à perte ,sans l'occasion les magasins de jeu vidéo disparaitraient.
Sur l'occasion donc les éditeurs,ne touchent rien pire ils estiment que la vente d'occasion nuit à la vente du neuf .Personnellment je ne pense pas que cela nuise aux ventes de neuf bien au contraire nombreux sont les gens qui revendent leur jeux anciens (alimentant donc le marché de l 'occasion et donnant par la même l'occasion à des gens de tester des jeux qui sans doute en neuf n'aurait pas trouver leur public car trop cher,ou tout simplement plus édité).

De toute façon à terme,le jeu vidéo sera dématérialisé d'ici quelque jours le cheval de troie va être lancé ,et APPLE et son store font fantasmé toute l'industrie du jeu vidéo.

Et là les éditeurs auront supprimé les coûts de:
-Fabrication
-Publicité
-distribution

Et biensûre tout cela sera répercuté pour ..........Les actionnaires biensûre..Ils trouveront x raison de vous tondre plus .

Cloud-76 a dit…

Surprenant que le sujet revienne encore et encore sur le tapis. S'ils voulaient vraiment régler le problème de l'occasion qui ne rapporte rien aux éditeurs, il suffirait de mettre en place une politique de décroissance REGULIERE du prix (au lieu du, je te le divise par deux dans 1 an).

Speedo a dit…

PATHETIQUE

RIDICULE

IDIOT

La question est claire dans d'autres pays ..et reviens sans arret sur le tapis ..maais c'est FORCEMENT pas important ...

Qu'es ce qu'il faut pas entendre ...
Et ces même types si "au courant " qui nous bassinent avec leur piratage sans arret quand un edistribution saine sufirait à résoudre le problème

Gohu a dit…

Juste pour préciser qu'il est possible de louer des jeux vidéo en AUSTRALIE!!!
J'ai été surpris en voyant ça mais c'est possible!

mortal a dit…

mais pourquoi les gens vendent et achetent en occasion ds des magasins ??

comme dit ca fait 30€ gratuit pr le magasin, voire pire.

utilisez ebay et faite couler ce marché de l'occase par pitié

pierrex2 a dit…

Bonjour, je tenais a vous informer de l'ouverture de Gamelok.fr dont le principe est d'essayer les jeux avant de les acheter (ou pas), c'est un site de location de jeux vidéo sans engagement de durée.
Il a été mis en place par mon frère pour répondre a la demande de nombreux joueurs qui ne peuvent ce permettre d' acheter tous les titres qui sortes.
Le principe est d'essayer le jeux avant de l'acheter car la location proprement dites n'est pas légal.
J'ai déjà tester pour les jeux Borderlands, dragon ball et assasin creed 2 que j'ai fini et pas acheter.
Les différentes formules sont intéressantes, en faite vous vous abonné au mois, vous essayer et voila comment jouer a tout les titres a partir de 9.90euros.
N'hésite pas a me contacter si vous avez des questions, merci de votre soutient (au moins aller voire sur le site et donner votre avis) pour ces début de création d'entreprise.
Merci.

ps:La ludothèque de jeux est très conséquente vous devriez pouvoir trouver des jeux que vous avez louper qui vous intéresse.

Lien: www.gamelok.fr

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